• Le prince Laurent: «Je ne veux plus être la chose de l’Etat»

    Le Prince Laurent et son moyen de locomotion actuel préféré...
    Le Prince Laurent et son moyen de locomotion actuel préféré... - Belga

    Le prince Laurent a changé. En tout cas, son rapport avec la presse a changé. On a pu le constater ce mercredi quand nous l’avons appelé sur son téléphone portable. Voici le résultat d’une discussion à bâtons rompus. Il parle de tous les sujets qui le touchent et qui ont pu le fâcher...

    Certes, le prince Laurent est toujours « occupé » quand nous lui demandons si nous ne le dérangeons pas mais on sent que l’homme ne fuit plus. Il a envie de parler, de communiquer. Surtout quand on aborde un sujet qui lui tient à cœur, la mobilité.

    Nous avons passé quinze minutes avec lui. Un entretien courtois, intéressant, entrecoupé par quelques petites quintes d’une toux devenue chronique. « Quand je suis un peu stressé », précise le frère du roi Philippe, le fils du roi Albert. Il ne nous a certainement pas paru énervé lors de la conversation mais passionné.

    Podcast - Le prince Laurent plus "cool" avec la presse: voici pourquoi

    Nous entrons dans le vif du sujet. Lundi, Greta Thunberg était au Forum économique mondial de Davos et s’est adressée aux grands patrons et aux responsables politiques. Le roi Philippe a assisté à cette conférence, au premier rang. Quand nous demandons à son frère s’il est touché par le message de la jeune militante suédoise : « Les femmes sont beaucoup plus responsables que les hommes », répond le prince Laurent. « Je suis très heureux que les jeunes d’aujourd’hui aient une conscience. Mes enfants en ont une même si je ne passe pas beaucoup de temps avec eux pour parler de ce sujet. Ils ont une conscience magnifique ».

    « La pire des générations »

    Il lance une pique à la génération qui le précède : « Celle de ceux qui ont 80 ans aujourd’hui, celle de nos parents. C’est la pire des générations. Ils ont tout fait foirer. Nous, on paie pour le fait qu’ils ont dilapidé le patrimoine écologique et financier. On en paie la dette aujourd’hui ».

    Est-il optimiste pour le futur de notre planète terre ? « Je le serais encore plus si j’avais mon outil de travail. Je pourrais faire encore beaucoup plus pour réduire l’empreinte écologique. Certains membres du gouvernement sont interpellés par le fait que je dois récupérer mon outil de travail dans le secteur de l’énergie renouvelable et de l’agriculture durable ».

    Il ne s’agit pas, pour le Prince, que de replanter des arbres. « Dans le désert, il y a toujours des nomades qui sont les guides mais ils se sédentarisent. Je veux poursuivre ce que je faisais et j’espère que les nouveaux au pouvoir vont m’aider à récupérer mon outil de travail ».

    Laurent fait évidemment allusion à la somme astronomique que lui doit l’État libyen. Qui a été condamné à rembourser son ASBL. Il parle aussi de son droit à travailler en nous renvoyant à l’étude réalisée par un auditeur du travail hennuyer, Charles-Eric Clesse.

    Ce dernier affirme que le prince Laurent et la princesse Astrid subissent une discrimination. Ils n’ont aucune sécurité sociale, pas d’allocations familiales et pas de droit à la pension. « Il a effectué un travail inédit sur ma position au sein de la famille royale. Je crois savoir qu’il écrit un autre document à ce sujet ».

    « On n’est pas la chose d’une famille ni la chose d’un gouvernement »

    Fatalement, cela nous renvoie à l’annonce du prince Harry de se retirer de son rôle au sein de la famille royale britannique. « Cela montre une chose au grand public. Qu’on est « fils de… » « fils de Roi et de Reine »… on appartient à une Famille. On est des choses. C’est inacceptable. On n’est pas la chose d’une famille ni la chose d’un gouvernement. Ce n’est pas possible. Ou alors, il faut compenser car on ne peut pas laisser les personnes dans cette situation ».

    Le Prince précise sa pensée. « Je n’ai jamais été d’accord avec cela. J’ai été pénalisé pour cela et j’espère que cela va changer ». On lui fait remarquer que le vent a changé. En bien. Il admet que c’est le cas au sein des dignitaires du Palais. « Mais je ne veux pas être la victime de gens archaïques et décalés de la réalité. Je ne veux plus être une chose qui appartient à une structure ou à un gouvernement ou à un État. Les êtres sont uniques… ».

    Le Prince tenait à faire passer ce message.

  • Yassine et Ilias cognent et jettent un tagueur nu sur l’autoroute

    L’un des tagueurs a fini nu sur la route.
    L’un des tagueurs a fini nu sur la route. - Prétexte 123RF

    D’après nos sources, dans le courant du mois de novembre une véritable chasse aux tagueurs a été orchestrée par au moins deux individus, désormais en détention préventive dans l’établissement carcéral de Saint-Gilles. « Nous pouvons vous confirmer que Yassine T. et Ilias Y. sont placés sous mandat d’arrêt du chef de vols avec violence en bande, traitement dégradant et détention arbitraire », communique le parquet de Bruxelles ce mercredi.

    Ilias a valsé derrière les barreaux le 13 janvier dernier où son comparse Yassine se trouvait déjà depuis le 27 novembre 2019.

    Selon nos informations, les deux hommes s’en seraient pris à aux moins trois tagueurs, dont l’un d’eux aurait exprimé son art sur la mauvaise maison. À savoir sur la façade des parents d’Ilias, l’un des suspects.

    Trois tagueurs enlevés

    Les suspects originaires d’Etterbeek mécontents de la prestation du jeune s’étaient mis en tête de le retrouver. Pour ce faire, les deux hommes auraient ciblé au hasard des graffeurs afin de leur faire cracher le morceau : qui était à l’origine du tag ?

    Les tagueurs se sont évidemment vus forcer à donner un nom par les deux suspects, à minima. Les deux hommes véhiculés les attrapaient en rue et durant les tours de quartiers ils les menaçaient et les frappaient. Au moins deux d’entre eux ont fait les frais d’Ilias et de Yassine.

    Du stop le long de la route

    L’un d’eux aura fini par donner un nom, aboutissant au rapt du troisième « street artist ».

    Question de goût sûrement, mais les deux suspects n’ont pas eu de sensibilité quant au travail de ce dernier et ont décidé de lui passer l’envie de graffer à nouveau. Après quelques coups et remontrances dans la voiture qui les transportait tous les trois, la victime a fini par être relâché entièrement nu sur l’une des autoroutes menant à Bruxelles.

    Les images de surveillance du réseau routier le montrent par ailleurs faire du stop le long de l’axe afin de rentrer chez lui. Les deux suspects l’auraient invité à courir en sortant de leur véhicule avant d’abandonner ses affaires sur le bas-côté. Le jeune graffeur a pu faire du stop couvert.

  • Un des agriculteurs qui a labouré le site des Ardentes s’explique

    Un des agriculteurs qui a labouré le site des Ardentes s’explique

    « Je suis totalement dans mon droit ! ». C’est avec ces mots que Pierre Juprelle, agriculteur, justifie son geste. Ce mardi matin, lui et ses amis agriculteurs ont totalement retourné le futur terrain des Ardentes, installé à Rocourt, juste en face du RFCL. Plusieurs tracteurs ont pénétré sur le site et l’ont totalement labouré, le rendant ainsi inutilisable.

    Grande de plus de 25 hectares, la zone venait à peine d’être mise à niveau et ensemencée pour pouvoir accueillir le festival liégeois en juillet prochain. Un travail qui a été réduit à néant, en seulement quelques heures : « Je suis simplement allé retourner la terre pour préparer mes cultures du printemps. Et pour le faire, il fallait labourer le terrain. On n’a rien à me dire, j’avais le droit de le faire ! Et tout s’est passé dans le calme », explique Pierre, fort remonté.

    La future implantation du festival se trouve à Rocourt, juste en face du RFCL.

    Présent depuis 40 ans

    S’il est furieux, c’est qu’il connaît très bien ce terrain. Accompagné de son père et de son fils, Pierre y fait pousser gratuitement ses betteraves, ses pommes de terre et son froment depuis plus de 40 ans. Le tout, sans en être le propriétaire : « Je sais qu’il ne m’appartient pas. Mais je viens ici depuis 40 ans. Ils n’ont pas à m’interdire d’y aller. Les organisateurs et la Ville n’ont pas été corrects avec moi. On ne m’a pas tenu au courant de l’évolution du dossier ».

    « J’ai le droit de cultiver »

    Selon lui, les autorités n’ont pas le droit de lui demander de quitter les lieux : « J’ai en ma possession un document signé par la Société Nationale Du Logement (ancêtre de l’actuelle Société Wallonne Du Logement, propriétaire du terrain) qui stipule que j’ai le droit de cultiver le terrain. De plus, dans le cas où la Société mettrait fin à cet accord, elle est tenue de respecter les récoltes croissantes. Elle doit donc attendre que les dernières cultures aient été récoltées puisque les engrais ont déjà été plantés. Or, ils n’en ont pas tenu compte, puisque j’ai planté en août ». Pour ne rien arranger, Pierre explique avoir reçu un coup de téléphone du maïeur liégeois, Willy Demeyer, en plein milieu de leur action : « Il m’a expliqué que je ne pouvais plus me rendre sur le terrain. C’est révoltant. Il n’a rien à me dire. Il dépasse totalement le cadre de ses fonctions ! Je demande qu’on me respecte, et qu’on me dédommage pour le travail que j’ai fourni sur ce terrain pendant toutes ces années. C’est la loi qui le dit ». Contacté par nos soins, le bourgmestre de la ville de Liège confirme la tenue de cet appel : « Oui, on m’a prévenu de ce qui était en train de se passer. Je lui ai ensuite passé un coup de téléphone pour lui dire que ce n’était pas conforme à ce que nous avions convenu lors de notre réunion de décembre. Cependant, le contenu de cette réunion est confidentiel ».

    En attendant, le tribunal des référés a rendu son ordonnance ce mardi après-midi. Elle est favorable au festival des Ardentes, et interdit l’accès du site aux agriculteurs, sous peine d’astreintes très élevées, soit 10.000 euros par jour !

    Le festival a également annoncé qu’une action en justice sera intentée contre les auteurs : « Ils peuvent le faire. Je suis dans mon droit. Je dis à toux ceux qui veulent acheter des places pour le festival de ne pas le faire, car il n’aura pas lieu à Rocourt ! », scande une dernière fois Pierre, bien décidé à ne pas se laisser faire.

    Stefano Barattini

  • Juliette, 21 ans, miraculée après un crash très violent (photos)

    La Thimistérienne de 21 ans a percuté des poteaux sur la route qui mène au Fort de Battice.
    La Thimistérienne de 21 ans a percuté des poteaux sur la route qui mène au Fort de Battice. - SP

    Ce mardi matin, très tôt, Juliette quitte son domicile de Thimister-Clermont afin de se rendre à l’école, à Liège. Avec le froid qui a sévi la nuit, le gel recouvre sa voiture. Si bien qu’il faut dégivrer toutes les vitres avant de démarrer.

    Juliette a un doigt cassé et quelques hématomes.

    Mais de peur d’être trop en retard, la Thimistérienne de 21 ans prend le risque de démarrer alors que sa voiture n’est pas dégivrée correctement. Elle s’est rendue compte quelques minutes plus tard de son erreur... « J’ai essayé de dégivrer ma voiture le plus vite possible car il y avait même du gel à l’intérieur », explique la jeune femme. « Le pare-brise et la vitre du côté droit étaient encore totalement gelés quand j’ai démarré. J’ai pris la route à l’aveugle car je ne voulais pas être en retard à l’école. Mais après seulement quelques mètres, j’ai rapidement pris conscience de mon erreur et j’ai encore de la chance d’être en vie aujourd’hui et de vous livrer mon témoignage. »

    Une chance incroyable

    En effet, quelques minutes après avoir quitté sa maison, Juliette va être victime d’un accident de la route conséquent.

    Au vu de l’état de la voiture, Juliette a eu énormément de chance.

    La voiture est complètement déclassée.

    Si elle ne se souvient pas de tout, elle estime clairement avoir eu de la chance. « Je n’ai pas mesuré l’importance de la visibilité », souligne la Thimistérienne de 21 ans. « Rien qu’après avoir quitté ma maison, j’aurais déjà dû m’arrêter car je ne voyais rien. Je me suis dit que ça allait s’atténuer en roulant. Mal m’en a pris car j’ai d’abord percuté un poteau puis tout s’est enchaîné. J’ai pris un deuxième poteau et ma voiture a percuté un arbre et l’avant s’est enroulé autour de celui-ci. S’il n’y avait pas eu l’arbre, j’aurais atterri dans une prairie. C’est en tout cas ce que m’a dit l’ambulancier », raconte-t-elle encore choquée.

    « J’ai l’impression que l’accident a duré une éternité. Égoïstement, je n’ai pensé qu’à moi en me disant que c’était la fin. J’ai pris une grande respiration en pensant que c’était la dernière. Puis je suis finalement sortie peu de temps après de ma voiture et j’étais en vie sans pratiquement rien avoir comme blessure. J’ai une chance incroyable et une bonne étoile au-dessus de moi. Ma ceinture et les airbags m’ont sauvé. »

    Juste un doigt cassé

    Après avoir fait son accident vers 7h30 du matin, Juliette a été emmenée à l’hôpital. Elle en est ressortie peu après 16h. Elle n’est que légèrement blessée.

    « Je peux vraiment dire que je suis une miraculée car je n’ai jamais qu’un doigt cassé en plus de quelques hématomes et contusions », détaille la jeune femme. Je m’en veux d’avoir pris la route dans ces conditions et on ne m’y reprendra plus. J’en profite pour dire qu’il n’y a pas que l’alcool et le téléphone qui sont dangereux quand on prend le volant. Dégivrer sa voiture est primordial. Concernant ma voiture, elle est partie à la casse mais encore une fois, j’ai eu énormément de chance. Quand je vois aussi par exemple que la vitre conducteur s’est complètement brisée. Mais je n’ai pas reçu d’éclat et je ne suis pas sortie du véhicule en sang. »

    Reste à voir aussi quand Juliette pourra reprendre le volant. Si on lui a conseillé de vite reconduire, elle préfère pour le moment s’abstenir de rouler quand il fait noir.

  • Délit d’initié: une seconde enquête à charge de François Fornieri

    François Fornieri l’affirme avec force
: il n’a rien à se reprocher
!
    François Fornieri l’affirme avec force : il n’a rien à se reprocher ! - Photo News

    En marge de l’instruction pour délit d’initié à charge et à décharge de François Fornieri, le CEO de la société Mithra, la FMSA, l’organe de contrôle des services et des marchés financiers, annonce que François Fornieri fait l’objet d’une enquête au sein de ses services. Après avoir repéré des mouvements suspects à l’achat sur l’action Mithra, les banques avaient tiré la sonnette d’alarme auprès de la cellule de traitement des informations financières (CTIF).

    Les résultats sur le site

    « Notre enquête pour délit d’initié a débuté en septembre 2019 mais une analyse était en cours depuis le mois de janvier 2019 », souligne Jim Lannoo, le porte-parole de la FMSA. « C’est l’auditeur, une sorte de juge d’instruction des marchés financiers, qui est en charge de cette enquête. Impossible, à l’heure actuelle, de déterminer combien de temps les investigations vont durer. Une fois que les résultats seront connus, ils seront publiés sur notre site Internet, comme les résultats de toutes nos autres enquêtes. »

    Comme le porte-parole adjoint nous le signalait mardi, les enquêtes de la FMSA peuvent déboucher sur des amendes et des règlements transactionnels en cas d’infraction. Ils seront publiés sur le site de la FSMA. Les dirigeants des sociétés cotées en bourse ont, en effet, l’obligation de déclarer les achats et les ventes des actions de leur société. Ces mouvements doivent être révélés au public, via le site internet de la FSMA, car ils constituent des informations. L’investisseur potentiel pourra ainsi se positionner sur les marchés en fonction du décryptage qu’il fera de l’information et donc, en connaissance de cause.

    C’est, précisément, ce que cherchent à vérifier la FSMA, via son auditeur, et la justice, via les enquêteurs de l’office central de la lutte contre la délinquance économique et financière organisée (OCDEFO), une cellule d’enquêteurs, installée à Bruxelles, et spécialisée dans les matières financières.

    « J’ai un peu l’impression que l’on fait tout pour embêter Mithra »

    Alors, François Fornieri a-t-il contourné les règles européennes pour acheter, discrètement, des actions Mithra et ainsi profiter de sa position privilégiée pour soutenir le cours de son action ou anticiper une prochaine hausse suite à une potentielle bonne nouvelle ?

    Le CEO de Mithra s’en défend : « J’ai acheté des actions pour un million d’euros dans une société de surveillance (NdlR : la SA Protection Unit, située route du Condroz, à Liège) aux côtés de partenaires publics comme Noshaq ou la Sogepa », expliquait, mardi soir, François Fornieri. « Je suis devenu président du conseil d’administration de cette société de surveillance qui compte, aujourd’hui, 1.800 personnes. Après, ce que la personne (NdlR : un restaurateur liégeois) a fait avec ce million, je n’en sais rien. J’ai un peu l’impression que l’on fait tout pour embêter Mithra, c’est une véritable chasse à l’homme à laquelle on assiste. Les enquêteurs ont déjà tout emporté chez moi lors d’une précédente perquisition, ils ont tout ce qu’il leur faut mais ils ne trouveront rien car, il n’y a rien. »

    Comme tous les médias, nous avons contacté le parquet de Liège qui décidait de se taire dans toutes les langues. Pas de commentaire, donc, au sujet de l’instruction en cours chez le juge d’instruction Frédéric Frenay. Une source judiciaire nous confiait tout de même que le délit d’initié était une infraction assez rare et qu’elle n’était pas toujours simple à démontrer.

    Arnaud Bisschop

  • Travail au noir, horaire manipulé: 1 car-wash sur 2 en infraction

    Travail au noir, horaire manipulé: 1 car-wash sur 2 en infraction

    Le 22 novembre dernier, un contrôle flash a été mené dans 89 entreprises de car-wash du pays. Ce contrôle avait été annoncé et, malgré cela, plus de la moitié des entreprises (47) étaient en infraction, soit 53 %. « Les résultats montrent que nous devons poursuivre la lutte contre la fraude sociale », indique le ministre De Backer, qui a lancé en 2017 son fameux plan pour une concurrence loyale (PCL) dans un secteur où, visiblement, les patrons ne sont pas très regardants sur la législation du travail. « La fraude donne un avantage à ceux qui ne respectent pas les règles. Ce n’est pas correct par rapport aux entreprises qui les respectent ».

    En plus de ce contrôle flash, un total de 494 autres contrôles a été mené en 2019 dans les car-wash et garages automobiles. Avec, pour ces contrôles, 41 % d’entreprises en infraction (205 sur les 494). « Ce pourcentage est plus faible mais ce chiffre rassemble car-wash et garages. Or on sait que les garages sont plus respectueux des lois sociales », précise Bavo De Mol, porte-parole du ministre.

    Chômeurs en noir, horaires manipulés,...

    Lors du contrôle ciblé de novembre, la plupart des infractions concernaient des personnes non inscrites dans la Dimona et qui travaillaient donc au noir. En outre, de nombreux horaires avaient été manipulés pour pouvoir payer les employés en partie au noir. Les inspecteurs ont aussi pris sur le fait, des chômeurs (27 en 2019 dans les car-wash et garages) de même qu’un certain nombre de travailleurs étrangers sans permis de travail (46 sur les 857 employés contrôlés en 2019, dans les car-wash et garages).

    Concurrence déloyale

    « Ces résultats démontrent que nous avions besoin d’un PCL pour ce secteur difficile », confie le ministre. « Nous devons poursuivre la lutte dans l’intérêt de tous ceux qui sont sérieux ». C’est surtout dans les stations de lavage à la main que les règles essentielles sont le plus souvent bafouées. Des cas de traite des êtres humains (3 en 2019) ont même été constatés. Des patrons exploitent leurs travailleurs, profitant de leur statut vulnérable.

    C’est surtout dans les stations de lavage à la main que les règles essentielles sont le plus souvent bafouées

    Toutes ces infractions peuvent mener à de lourdes sanctions. Un chômeur ayant travaillé au noir peut perdre ses allocations de chômage, il devra en tout cas rembourser l’Onem. L’employeur risque gros aussi. Outre le paiement d’amendes et des cotisations éludées à l’ONSS, il peut se faire réclamer, par l’Office des Étrangers, les frais de rapatriement d’un travailleur en séjour illégal.

    « Un des secteurs les plus critiques »

    Le cabinet du ministre indique que les stations de lavage de voitures sont l’un des secteurs les plus critiques en matière de fraude sociale (53 % de fraudes). « À titre de comparaison, le contrôle flash dans les entreprises horticoles, mené en septembre dernier, a révélé 20 % d’infractions ».

    « Ceux qui se moquent des règles doivent disparaître »

    « Ces contrôles annoncés constituent un bon instrument pour séparer le bon grain de l’ivraie », termine le ministre De Backer. « Nous souhaitons aider les personnes de bonne foi à se mettre en règle. Celles qui se moquent sciemment des règles doivent disparaître, c’est aussi simple que ça ! »

    On le voit, ça ne rigole plus ! Il faut dire que les contrôles de 2018 avaient mené à la même proportion d’infractions. Dans ce secteur, les fraudeurs ont apparemment la peau dure.

  • Le match Coyote contre Waze: le payant progresse malgré son rival

    Le match Coyote contre Waze: le payant progresse malgré son rival

    Après avoir fêté ses dix ans en juin dernier, Coyote continue à progresser avec désormais 1,630 million usagers en Belgique. L’engouement ne fléchit pas avec un taux de renouvellement des abonnements payants de 98 %. Les boîtiers (69 %) priment sur l’application à télécharger (31 %).

    Dans le camp adverse, Waze comble l’écart à marche forcée. « Il y a 1,6 million d’usagers en Belgique sur base mensuelle, soit une progression de 40 % en un an », chiffre Tom Puttemans, représentant de la communauté Waze en Belgique et au Luxembourg. Le service gratuit séduit davantage en Flandre (975.000 utilisateurs) qu’en Wallonie (382.000). Les Bruxellois sont 221.000 à y recourir. La question de la gratuité n’est pas le seul critère pour se rallier. « Des membres disent qu’ils l’utilisent sur les routes où les autres systèmes n’ont pas assez de data et aussi pour éviter les amendes. La carte est plus à jour », détaille Tom Puttemans.

    Chez Coyote, on reste serein face au développement de Waze. « Plus Waze est présent, plus nous vendons notre application pour smartphone (31 % des usagers). Le même phénomène s’observe en France », commente Vincent Hébert, directeur de Coyote Systems Benelux.

    La société a lancé un nouvel appareil à l’occasion du Salon de l’Auto. « Nous l’avons développé conjointement avec nos utilisateurs. Ils voulaient un assistant vocal, ce qui est désormais le cas. L’écran est également tactile, une autre demande formulée par la communauté. Il y a d’autres nouvelles fonctionnalités, mais la grande nouveauté est la prédictivité. Nous pourrons ainsi prévenir la personne de ralentir à l’approche d’un virage dangereux », détaille Vincent Hébert.

    Au-delà de l’innovation technologique, Coyote tend à devenir le partenaire privilégié en matière de sécurité routière auprès des différentes autorités, tant au fédéral qu’au régional. « Des accords de collaboration concernant la mobilité et la sécurité routière sont en cours de finalisation avec les trois gouvernements régionaux. Nous devons aussi rencontrer bientôt l’équivalent flamand de l’Agence wallonne pour la sécurité routière », explique Vincent Hébert. Actuellement, Coyote partage déjà en temps réel avec le centre Perex à Namur 10 millions d’informations par mois (accidents, objets sur la chaussée, ralentissements, etc.). Une attention particulière est portée aux conducteurs fantômes.

    Cascades de pourparlers

    « La collaboration entre Coyote et Perex a été élargie depuis plus d’un an », confirme Mee Hwa Boulangé, porte-parole du Service public de Wallonie. Le SPW entend diversifier ses sources d’informations des pourparlers ont été ouverts notamment avec Waze et TomTom. Face à cela, Coyote entend développer son partenariat avec la police fédérale. Depuis 2013, il lui permet de diffuser des messages via ses écrans.

    Un bras de fer entre les deux services d’aide à la conduite qui n’est pas près de s’achever.

    Yannick Hallet

  • Un accident sur le Ring de Charleroi et un sur celui de Bruxelles

    Un accident sur le Ring de Charleroi et un sur celui de Bruxelles

    PROVINCE DE LIÈGE

    Travaux boulevard d’Avroy

    Suites aux travaux du tram, la circulation est ramenée à une seule bande entre la rue Forgeur et l’avenue Maurice Destenay, dans le sens vers la place Saint-Lambert. Ces travaux provoquent de longues files et des ralentissements dans tout le centre-ville.

    ►►Plus d’informations sur ces travaux ici.

    Ralentissements sur la E40

    Comme chaque jour, la circulation est très perturbée sur la E40 entre Barchon et l’échangeur de Loncin. Principalement à cause des travaux effectués entre Rocourt et Alleur. À 09h45, le trafic est ralenti entre à partir de Vottem jusqu’à l’échangeur de Loncin.

    Dans l’autre sens, en en venant de Grâce-Hollogne, la circulation est perturbée dans l’échangeur de Loncin, à 09h45.

    Accident à Jemeppe-sur-Meuse

    Un accident s’est produit, peu avant 08h, sur le quai des Carmes à Jemeppe, juste à la sortie de l’autoroute, en direction de Liège. La police est sur place.

    La chaussée est fermée dans les deux sens, ce qui provoque de longues files. L’accès au pont de Seraing en venant de Flémalle est fermé. La circulation venant de l’autoroute est dirigée sur le pont. Du côté de Jemeppe, l’accès au quai est fermé.

    En venant de la E42 par la sortie « Jemeppe-sur-Meuse », vous perdez 15 minutes sur la A604. En venant de Liège, vous perdez plus de 20 minutes sur les quais.

    ► À 09h45, la circulation semble rétablie dans les deux sens.

    ►► Retrouvez ici toutes les informations sur la mobilité.

    Objet encombrant sur la E42

    À 07h50, une bâche se trouve sur la bande de droite de la E42 qui relie Liège à Namur, au niveau de la borne kilométrique 28.2 à Couthuin.

    ► La chaussée est libre.

    Objet encombrant sur la E40

    À 08h15, des plaques de gyproc se trouvent sur les bandes de droite et du milieu de la E40 qui relie Aachen à Liège, à hauteur de la borne kilométrique 100 à Barchon.

    ► La chaussée est libre.

    Ralentissements sur la E25

    Comme tous les jours, la circulation sur la E25 entre Tilff et le tunnel de Cointe est difficile durant la matinée. À 08h45, la circulation est très ralentie entre Embourg et Chênée.

    ► La circulation se fait normalement à 09h45.

    ►► Voici comment éviter un P.-V. de 174€ pour mauvais stationnement  !

    PROVINCE DU HAINAUT

    Accident sur le Ring de Charleroi

    On signale un accident, à 08h20, sur le petit Ring de Charleroi. La bande de droite est obstruée.

    Objet encombrant sur la E42

    À 08h10, des déchets de pneu se trouvent sur la bande de droite de la E42 qui relie Mons à Namur, au niveau de la borne kilométrique 73 à Fleurus.

    ► La chaussée est libre.

    ►► Voici le radar du futur, en passe d’être homologué à Namur  !

    BRUXELLES ET BRABANTS

    Effondrement sur la Ring

    Depuis 05h25, la bande de droite du tunnel des Quatre-Bras du Ring intérieur de Bruxelles est obstruée à cause d’un effondrement de la chaussée, en direction de Waterloo. Comptez 10 minutes supplémentaires sur ce trajet.

    À 07h ce matin, la circulation est quasiment à l’arrêt à l’approche du tunnel, depuis Crainhem.

    Accident sur le Ring

    Un accident s’est produit, vers 09h30, dans l’échangeur entre la E411 qui vient de Luxembourg et le Ring extérieur de Bruxelles, à hauteur du carrefour Léonard, en direction de Halle. La bande de droite est obstruée, ce qui provoque des files sur la E411 jusqu’à Overijse.

    ► La chaussée est libre à 09h55.

    ►► Voici la liste des travaux de la SOFICO en cours  !

    Ralentissements sur la E40

    Comme tous les jours, rejoindre Bruxelles par la E40 qui vient de Liège est assez compliqué. À 09h40 ce mercredi matin, la circulation est ralentie à partir de Bertem, jusqu’à l’échangeur avec le Ring de Bruxelles.

    Embouteillages sur la Ring

    La circulation est très ralentie à l’approche du carrefour Léonard. Sur le Ring extérieur, les files remontent jusqu’à Braine-l’Alleud. Ces files remontent également sur la E411 qui vient de Luxembourg, jusqu’à Overijse.

    Sur le Ring intérieur, la circulation est particulièrement compliquée à l’approche des travaux entre Halle et Beersel, en direction de Grand-Bigard. À 07h05 ce matin, la circulation y est quasiment à l’arrêt depuis Wauthier-Braine.

    Toujours sur le Ring intérieur, la circulation est très ralentie entre Grand-Bigard et Vilvoolrde.

    ►► Un quart de nos routes ont un revêtement trop bruyant  !

    Véhicule en panne sur la E40

    On signale un véhicule en panne, à 06h34, sur la E40 qui vient de Liège, à hauteur de Sterrebeek, en direction de Bruxelles. Deux bandes sont obstruées au niveau de la borne kilométrique 8.2.

    ► La chaussée est libre à 08h.

    Accident sur le Ring

    Un accident s’est produit, vers 06h50, dans l’échangeur entre le Ring intérieur de Bruxelles et la A12 qui va vers Anvers, à hauteur de Strombeek-Bever. Une bande est obstruée.

    ► La chaussée est libre à 09h20.

    Accident sur la E40

    On signale un accident sur la E40 qui relie Liège à Bruxelles, à hauteur de Sterrebeek, juste avant l’échangeur avec le Ring de Bruxelles. Peu avant 07h, la circulation est quasiment à l’arrêt jusqu’à Haasrode. Vous perdez plus de 30 minutes sur ce trajet.

    ► La chaussée est libre.

  • La police fait des recherches dans la Sambre: pour Kauhsar?

    Des recherches dans la Sambre.
    Des recherches dans la Sambre. - Ch.Hennuy

    Sur place, les policiers ne feront aucun commentaire. Mercredi matin, des plongeurs semblaient effectuer des recherches dans la Sambre, à proximité de l’ancien site d’Interbéton. Officiellement donc, aucune raison n’est avancée. Mais difficile de ne pas penser qu’ils sont à la recherche du corps de Kauhsar Hussain, 38 ans, l’épouse de Shujaat Yawari, retrouvé sans vie dans la Sambre le 15 janvier dernier.

    Le couple avait disparu fin 2019. À ce moment-là, des riverains proches… de l’ancien site d’Interbéton, avaient signalé des cris à la police. Sur place, une camionnette VW Transporter blanche, immatriculée 1-CNZ-869, portières ouvertes et moteur tournant, avait été découverte. Personne, par contre, ne se trouvait à l’intérieur.

    L’endroit, le corps découvert de son mari… L’objectif de ces recherches ne fait que peu de doutes. Mais à ce stade, impossible de dire avec certitude que le but de cette fouille est bien lié à l’affaire, ni que les recherches ont été payantes.

    Depuis, les malheureux enfants du couple sont logés chez leur tante.

  • Mons: avez-vous vu Maïly, 18 ans?

    Mons: avez-vous vu Maïly, 18 ans?
    Police Fédérale

    Maïly mesure 1,55m et est de corpulence normale. Elle a les cheveux brun mi-longs souvent attachés. Elle a les yeux bleus et porte des lunettes. Au moment de sa disparition, elle portait un legging noir, une robe grise avec un col blanc, une veste claire, une écharpe noire avec des pompons et des chaussures noires bordée de fourrure.

    Si vous avez un témoignage, veuillez contacter Child Focus (116 000) ou la Police fédérale (0800/30.300).